samedi 25 décembre 2010

So what ?

Chaque fois qu'il me prend l'envie d'arrêter d'écrire des haïkus, quelque-chose ou quelqu'un m'en retient - comme si ce choix ne m'appartenait pas. J'ai imaginé vous dire bye bye avec ces deux textes :

collines d'automne -

la lumière rase

sur l'herbe rase


retirant
mes boules Quiès -
la mer


... Mais je peux juste vous dire "à bientôt" ! Au plus tard l'année prochaine.

Paul

6 commentaires:

Marcel Peltier a dit…

N'oublie pas, Paul, que le haïku conduit au silence : habitués à vivre mieux en étant plus proche de la nature, on s'y consacre d'avantage, ce qui explique ce besoin d'arrêter déjà vécu par nombre de nos connaissances. Bonne fin d'année et ce repos de l'esprit obtenu en pratiquant, par exemple, zazen ou la méditation. Amicalement.
Marcel.

Paul de Maricourt a dit…

Merci pour un message qui vise et touche dans le 1000... Tous mes voeux, cher Marcel. Au plaisir de se voir un jour, France ou Belgique.
Paul

Anonyme a dit…

j'ai régulièrement ce genre de tentation, Paul, malgré l'abondance de mes productions...

de toute façon, un jour ça s'arrête, qu'on l'ai décidé ou non...

faut voir à pouvoir écrire un beau poème de mort...c'est là le but que je vise...


Phil

Paul de Maricourt a dit…

Oui on ne décide pas grand chose, c'est certain ! L'écriture m'embarque vers les souvenirs d'enfance de façon insistante, depuis quelques années...

J'irai où elle me dit d'aller, nous verrons si le haïku se fraye un petit chemin là dedans...

Pour les poèmes de mort, j'aime beaucoup les 3 derniers de Buson, la lande fanée de Basho... mais aussi la douceur du dernier échange Teishin / Ryokan.

Tous mes voeux, cher Philippe !

MoHe a dit…

Salut Paul !

J'espère que ton blogue continuera à nous donner, au moins de temps en temps en 2011, de beaux haïkus (ou senryûs) de ta plume. (Surtout parce que je connais très bien, moi aussi, cette impression que mieux vaut m'arrêter de publier ce qui nous vient, sous forme de haïku... )

Paul de Maricourt a dit…

Oh, le mieux est sans doute de ne pas en décider ! Il y aura bien 2 ou 3 petites choses à mettre sous la dent des fidèles...

A bientôt, Monika !